• Mes craquages de mercredi...

    Oui Monsieur le juge, je l'avoue, j'ai craqué...
    et surtout, je n'ai même pas résisté, voire même, j'avais programmé de craquer !!

    Voilà donc mon dossier alourdi d'une accusation de prémédidation !!

    Reconstitution de la scène du délit...

    Il est 13h00, je retrouve mon amie Edwige (ma swappeuse !!) pour un déjeuner-papotage fort sympathique dans un salon de thé proche du Métro Motte Picquet-Grenelle.
    Puis nous nous dirigeons bras dessus, bras dessous vers une boutique sise rue du Laos, au doux nom de "Voici des Fleurs".
    Quoi ??? Une nouvelle boutique de broderie sur la capitale ??
    Que nenni !! Comme son nom l'indique (qu'allais-je m'imaginer ?!?), il s'agit d'un fleuriste, et c'est l'écrin que Véronique Maillard a choisi pour nous faire découvrir, en avant-première, son dernier bébé
    Les belles lettres d'Alexandre
    Puisque que c'est dans cette boutique que les photos du livre ont été prises.

    Nous arrivons donc rue du Loas, où nous trouvons Véronique... sur le trottoir !!
    Si, si, je vous jure !! Entourée de sa famille et assise à une petite table recouverte d'une nappe... mazette cette nappe !!!  Entièrement brodée Sajou en rouge... arrghh !! Une merveille ! Ca commençait fort !!

    Et puis je le devine, je le vois, il est là, je le sais, il n'attend que moi
    (on a quand même le droit d'y croire non !?!?!)


    La rose en haut à droite de la photo était offerte par Véronique à ses groupies
    (je crois que le mot n'est pas trop fort !!), malheureusement la photo ne vous permet pas de profiter de son délicat parfum ennivrant...

    Je ne boude pas mon plaisir, et  ne résiste pas à vous montrer quelques pages de cette petite merveille !
    Et pof !! Voilà mon cas agravé d'incitation à la débauche !!

     

     Les différents modèles sont présentés sur des boîtes cartonnées, comme ici pour ranger amoureusement d'anciennes cartonnettes de cotons.

    La boîte à  infusions...
    Aaaargh !! je l'adore !!

     

    Et celle-ci avec son air très désuet,
    n'est-elle pas charmante ?

     Bon, on papote, on papote, avec Véronique, toujours aussi souriante et accueillante, avec les copines rencontrées là par hasard, mais c'est pas tout ça, on a quand même un planning à tenir nous !!

     

    Direction Rue Faidherbes...
    La Croix et la Manière... nous voilà !!

    Depuis que j'ai eu l'occasion de voir ces planches de frises sauvées de la révolution russe, je n'attends plus que ce jour où je pourrais tenir en main MON portfolio à moi !!

    Ces planches viennent d'Odessa, comme on peut le lire sur la première planche, reprise sur le portfolio qui les réunit

    et élégamment refermé par un ruban de lin reprenant les couleurs des diagrammes

    Il abrite secrètement 18 planches de frises, plus superbes les unes que les autres, que l'on ne se lasse pas d'admirer, le plus souvent fleuries

    mais surtout ces planches ont une histoire très jolie et très émouvante...

    Comme je vous le disais un peu plus haut, ces planches de diagrammes ont en effet été sauvées de la révolution russe par une jeune femme contrainte à l'exile. Alors que chacun tentait de sauver bijoux, fourrures ou autres oeufs Fabergé facilement monayables par la suite, cette jeune femme a choisi d'emporter avec elle ses planches de broderie.

    Les planches ont été transmises de générations en générations, avec leur histoire, jusqu'au jour où un déscendant de cette jeune femme, conscient de la valeur que son aïeule leur concédait, les transmis à une des ses amies en lui disant :
    "Toi qui brode, tu en feras bien quelque chose"

    Quelques années plus tard, cette amie ne pouvant plus broder pour des raisons de santé, les transmit à Monique en lui disant à son tour :
    "Tu en feras bien quelque chose"

    Aujourd'hui, Monique à choisi de partager son trésor, gageant que les brodeuses passionées que nous sommes
    "en feront bien quelque chose"

    Voici quelques une des ces frises d'un peu plus près

    et même encore plus en détail...

    Ces portfolio sont une édition limités à 500 exemplaires numérotés, le mien porte le numéro 35
     
    Ces planches seront rééditées, sous d'autres format, mais plus jamais dans cet écrin original.

     

    Alors, Messieurs, Mesdames du tribunal, mon délit est-il si répréhensible ?
    Suis-je vraiment coupable ?

    Parce que franchement, moi je n'ai aucun regret  !!!


    10 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique